Le littoral

Issu d’un processus d’élaboration collégial et concerté, dans le cadre de la constitution du Groupement d’Intérêt Public Littoral Aquitain, le Plan de développement durable du littoral aquitain est l’élément central d’une stratégie d’aménagement des zones côtières à l’horizon 2020. Il a été approuvé par le Conseil communautaire en octobre 2009. Parmi les axes retenus on retrouve : l’organisation de l’espace, la maîtrise de la ressource foncière, la préservation des sites naturels et de la qualité de l’environnement, la prise en compte des aléas naturels comme l’érosion du trait de côte et la submersion.

L’érosion du trait de côte est un phénomène naturel inéluctable qui touche toutes les façades océaniques. Aujourd’hui, la gestion de ce phénomène doit prendre en compte de nombreux enjeux : urbanisation des stations balnéaires, développement du tourisme, préservation des milieux naturels. Le GIP Littoral Aquitain a élaboré une stratégie de gestion de l’érosion de la frange littorale qui a pour vocation de se décliner localement.

Dans ce cadre, la CCM a élaboré une stra­tégie locale de gestion des risques érosion et submersion intégrant le fonctionnement hydraulique et sédimentaire du Courant de Mimizan. Cette stratégie se doit de concilier les enjeux urbanistiques et touristiques, face aux enjeux environnementaux de préservation du milieu. Les études préalables qui ont débuté en 2012, ont donné lieu à différents scénarios de gestion aux horizons 2020 et 2040. En découle de ces choix stratégiques la rédaction d’un programme d’actions. Il prévoit des actions en matière de lutte active dure et souple, de suivi et de surveillance du trait de côte, de maîtrise de l’urba­nisation, de communication vers le grand public… Fin décembre 2016, le comité régional de suivi des stratégies locales a validé le programme et les fiches actions. En parallèle, un diagnostic écologique a été réalisé afin d’établir un état des lieux écologiques sur l’ensemble des sites concernés par les travaux, de caractériser les enjeux écologiques et de mettre en avant les contraintes règlementaires pouvant avoir un impact sur le déroulement de futures procédures administratives.